Après le budget de transition qui caractérisait l’exercice 2009, les élus ont voté, au mois de mars, un budget 2010 qui traduit « une politique budgétaire rigoureuse, transparente et qui commence à porter ses fruits », rappelait Olivier Dussopt, au cours du conseil municipal. L’exercice 2010 se caractérisera notamment par une baisse de l’encours de la dette et par une évolution du cadre budgétaire : le transfert de la compétence assainissement à la communauté de communes et la création du service Régie de l’eau ont dicté ces modifications. Ainsi, un budget annexe, spécifique à la régie municipale d’eau a été créé. Lors du vote, Olivier Dussopt et Antoinette Scherer, première adjointe aux Finances, soulignaient : « Nous souhaitons maintenir un niveau d’investissement important pour répondre aux besoins de la Ville et de nos concitoyens. Nous sommes aussi convaincus de l’importance qu’il y a à animer notre Ville et à la rendre à la fois plus vivante, plus gaie et plus citoyenne. C’est le sens des nombreux événements qui sont organisés sur la ville (accueil du critérium du Dauphiné libéré, Salon du livre...) Pourtant, l’inquiétude est grande car si le contexte budgétaire que nous connaissons n’évolue pas, les choses deviendront chaque année plus difficiles, vu la politique de restriction imposée par l’Etat aux collectivités locales. »
La Commune, pour l’exercice 2010, a prévu des dépenses (investissement et fonctionnement) à hauteur de 32,8 millions d’euros. Cet article propose de faire le point sur les domaines d’intervention de la ville. Chaque grande thématique regroupe à la fois les projets d’investissement et les dépenses de fonctionnement (charges en personnel, dépenses courantes, subventions.)
SERVICES À LA POPULATION ET FRAIS DE FONCTIONNEMENT : 30,6%
Avec un peu plus de 10 millions d’euros, les dépenses consacrées aux services à la population et aux frais de fonctionnement forment la ligne de dépense la plus importante de la commune. Cette somme permet de financer les charges générales de la ville (fournitures, entretien des véhicules, chauffage...) Ces « services généraux », représentent une ligne budgétaire qui équivaut à l’ossature de l’administration. Sans elle, pas de fonctionnement possible pour la ville. A terme, la mise en place d’un diagnostic énergétique permettra à la ville de réaliser de substantielles économies d’énergie.
AMÉNAGEMENT URBAIN ET VOIRIE : 24,5%
L’aménagement urbain, la voirie et le logement constituent une part importante des dépenses de la ville. En matière d’urbanisme, en 2010, une étude sera conduite pour la transformation du POS (Plan d’occupation des sols) en PLU (Plan local d’urbanisme), le PNRQAD (Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés) sera lancé et des études de maîtrise d’oeuvre seront entreprises pour la piétonnisation de la place des Cordeliers. Au niveau des bâtiments, des travaux sont programmés à la salle des fêtes, à l’hôtel de ville, au château de Déomas. Pour la partie voirie, des travaux de revêtement et des élargissements de voie sont programmés. L’aménagement de la rue de la Croisette a été annoncé. Cette thématique « Aménagement urbain » traduit également l’engagement de l’équipe municipale en matière de développement durable. En 2010, la ville prévoit d’étendre sa politique de gestion raisonnée.
ENSEIGNEMENT ET FORMATION : 11%
Avec 3.6 millions d’euros de dépenses prévus pour l’exercice 2010, ce poste enseignement et formation traduit bien la volonté de l’équipe municipale d’accompagner au mieux les élèves dans leur scolarité, que ce soit au niveau de l’entretien des bâtiments, de la restauration ou encore des interventions pédagogiques. En ce qui concerne les travaux dans les écoles, on peut rappeler le chantier de la cantine de Vissenty, ou encore les diverses réfections qui sont d’ores et déjà programmées. Pour ce qui est de la restauration, le CCAS prépare chaque mois 4 520 repas pour les scolaires. Des repas qui sont pris en charge à hauteur de 75 % par la ville. Enfin, en finançant des interventions dans les écoles, telles que celle des auteurs participant au Salon du livre, l’équipe municipale affiche sa volonté de ne pas seulement « apporter le gîte et le couvert » aux enfants. L’entretien des bâtiments et la restauration sont en effet les deux compétences obligatoires des communes. La Ville d’Annonay souhaite aller plus loin et accompagner les élèves sur le chemin de la citoyenneté.
SERVICE DE LA DETTE : 8,7%
En 2010, la Ville d’Annonay paiera une annuité d’environ 2.9 millions d’euros correspondant aux intérêts et capitaux dus pour l’exercice. Ce chiffre est en nette diminution depuis 2008. Antoinette Scherer, précise que le budget est marqué cette année par le désendettement de la Ville de plus de 1.3 millions d’euros.
SPORT ET JEUNESSE : 6,5%
La ville dépensera plus de 2.1 millions d’euros pour le sport et la jeunesse, en 2010, ce qui place ce poste en cinquième position pour l’ordre d’importance des dépenses de la commune. Sur cette ligne, on trouve à la fois ce qui relève de l’entretien des équipements sportifs mais aussi les subventions aux clubs et les travaux de requalification programmés en 2010, que ce soit au stade de Vissenty ou à Déomas.
INTERVENTIONS SOCIALES, FAMILLE ET SÉCURITÉ : 6,4%
La ville consacre presque 2.1 millions d’euros aux actions qui relèvent du social, de la famille, de la sécurité et de la salubrité. Il s’agit notamment de la subvention attribuée au CCAS, véritable bras armé de la ville en matière d’action sociale. Le fonctionnement des crèches et garderies relève aussi du CCAS, ce qui représente une part importante de ce budget.
OPÉRATIONS INTERNES AU BUDGET DONT L’AUTOFINANCEMENT : 6,4%
Ces opérations internes se montent à 2,1 millions d’euros. Elles englobent notamment la capacité d’autofinancement (l’effort d’épargne de la ville) pour un montant de 1.66 million d’euros.
CULTURE, FÊTES ET CÉRÉMONIES : 5,3%
Plus de 1.7 million d’euros sont dévolus aux actions culturelles, pour que la ville d’Annonay soit une ville qui vit. On trouve ici le budget consacré au Conservatoire à rayonnement communal (ancienne école de musique), les subventions aux associations culturelles, mais aussi les archives municipales... L’ensemble des cérémonies patriotiques et événements festifs relève également de ce budget.
ÉCONOMIE ET AIDE AU COMMERCE : 0,5%
La compétence économie et commerce a été transférée à la Communauté de communes du bassin d’Annonay. Pour autant, la ville demeure partenaire en consacrant dans son budget une dotation à hauteur de 150 000 euros. La signature d’une convention avec la Fédération Annonay + marque notamment l’engagement de l’équipe municipale envers les commerçants.



