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La Ville rend hommage à ses anciens combattants


Publié le mardi 6 juillet 2010 par Service Communication

70 années se sont écoulées mais la mémoire des anciens combattants reste intacte, ce mois de juin fut un retour sur ces périodes sombres de l’Histoire.

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Dépot de gerbe, lors de la cérémonie du 6 juin.

ANNIVERSAIRE DES COMBATS DE 1940 EN ARDÈCHE

Discours d’Éliane COSTE :

"Soixante-dix ans, c’est presque trois générations, c’est deux fois l’espérance de vie d’un habitant de l’Angola, et c’est à peu d’années près l’âge auquel un homme, mais surtout beaucoup de femmes, devront prendre leur retraite pour en bénéficier à taux plein.

Soixante-dix ans, c’est très peu rapporté à l’histoire de l’Humanité, mais c’est beaucoup, car le temps érode la mémoire, et l’oubli fait trop souvent son office.

Certes, la faculté chez l’homme d’oublier semble être vitale pour la survie de l’individu. Tout est dans notre cerveau sujet à connexions entre neurones, donc tout est emmagasiné. Mais nous faisons inconsciemment le tri, et notre propension à oublier est grande, surtout les moments difficiles, douloureux, insupportables de la vie.

C’est tant mieux, car comment survivre à des épisodes de guerre, tels que les tranchées en l’année 17 du siècle passé, la déportation en 43, 44, 45 de ce même pitoyable siècle, déportation qui demeure toujours tristement d’actualité sur notre petite planète. Quand l’Homme détruit l’Homme. Quand l’Homme rappelle qu’il est capable du pire en érigeant un système pensé, structuré pour organiser et planifier la destruction de l’autre.

Alors si l’oubli peut apparaître nécessaire pour chacune, pour chacun d’entre nous, en revanche, la mémoire collective relève d’une impérieuse nécessité.

La mémoire collective, c’est se souvenir du meilleur, et ne pas oublier le pire. Et là, c’est la survie même de l’espèce humaine qui est engagée.

Le meilleur. Ces femmes, ces hommes qui ont lutté pour la Liberté, leur Liberté et celles des générations à venir. Ces femmes, ces hommes, qui se sont battus pour refuser l’horreur.

Ces femmes, ces hommes, ces enfants quelquefois, qui n’ont pas hésité à sacrifier ce qu’ils avaient de plus cher, leur propre vie, pour défendre les valeurs auxquelles ils étaient attachés.

Si nous sommes ici rassemblés ce 22 juin 2010, c’est qu’ici même il y a soixante-dix ans, le 22 juin 1940, et les jours suivants, nombreux étaient engagés dans un combat, portés par le refus de la résignation, de la capitulation.

Ils étaient nombreux à considérer parfaitement inaudible et insupportable l’appel à cesser le combat.

Beaucoup l’ont fait de leur propre chef, sans forcément savoir que de Londres, quelques jours auparavant, le 18 juin, un appel était lancé par le Général de Gaulle.

La force d’un peuple qui veut résister contre l’injustice, la tyrannie et l’oppresseur. Les germes d’une Résistance, qui s’organisait sur les ondes, mais aussi et surtout sur le terrain.

Des habitants de la région, des volontaires, des anonymes, des unités françaises de Cavalerie, des militaires du 4ème Régiment de Spahis marocains, du 6ème Régiment de Spahis algériens, tous allaient engager ces derniers combats de 40, cette dernière victoire de la Bataille de France, prémices d’une Victoire ultime, qui n’interviendra que cinq années plus tard, après des mois et des mois de privation, de douleur, de souffrance, de mort.

Les combats de 40, les derniers combats de 40, la Der des Ders avait-on prétendu après la 1ère Guerre Mondiale.

Il n’est pire antinomie qu’en matière guerrière. La guerre propre. Les frappes chirurgicales. Les derniers combats, mais ce ne sont malheureusement jamais les derniers.

Nous sommes rassemblés ici ce jour, c’est aussi pour rendre le plus vibrant hommage à ces combattants de la Liberté.

Et leur plus grande fierté serait que nous puissions, indépendamment de la Victoire de 45 à laquelle ils ont apporté une part immense, leur démontrer que sur la durée tout cela n’a pas été fait pour rien."

Commémoration de l’Appel du 18 Juin

A l’occasion du 70ème anniversaire de l’Appel du 18 Juin, les Anciens Combattants de la Guerre 1939-1945 ont été honorés pour avoir défendu le drapeau français en début de guerre ou en Résistance. L’émotion était palpable lors du discours d’Olivier Dussopt qui les remerciait d’avoir légué aux jeunes générations d’aujourd’hui, un pays libre et en paix.

Les anciens combattants de l’Armée Française furent nombreux à avoir répondu présents afin de recevoir leur diplôme d’honneur des mains d’Olivier Dussopt et de Laëtitia Gaubertier, adjointe aux cérémonies patriotiques. En effet, 64 ans plus tard, ils étaient 45 hommes (et femmes) à se lever tour à tour. Un souvenir qui reste donc ancré dans les mémoires.

APPEL DU 18 JUIN

Sur la place du 18 juin, la Marseillaise a retenti une nouvelle fois afin de rendre mémoire à l’Appel de Charles de Gaulle sur les ondes de la radio BBC de Londres afin de résister à l’Allemagne nazie, il y a de cela 70 ans.

Portfolio

Cérémonie du 6 juin : la batterie fanfare
Cérémonie du 6 juin : le public.
Commémoration de l'Appel du 18 juin.
Commémoration de l'Appel du 18 juin.
Commémoration de l'Appel du 18 juin.
Commémoration de l'Appel du 18 juin.
Commémoration de l'Appel du 18 juin.

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